La pêche à Madagascar

LA PECHE

Madagascar compte plusieurs milliers de kilomètres de côtes, sur lesquelles une majorité de la population s’est établie. Pour ce peuple maritime, la pêche est une des principales ressources économiques représentant environs 13% du P.N.B.
Cette terre multiethnique où se côtoient 18 peuples accueille sur la côte du canal du Mozambique les Vezo. Etablis sur une large partie de la côte sud-ouest, leurs villages font face aux lagons, séparés de l’océan par une barrière de corail.
Reflet de leurs traditions communautaires, la pêche et l’économie qui en découle reste l’œuvre d’une action collective. Cette activité organise le village : les hommes partent à la pêche, sur le lagon et parfois au-delà, sur le canal du Mozambique, pendant que les femmes, restées à terre, assurent la vente du poisson pris la veille. Les enfants, eux, profitent de la marée basse pour récolter des coquillages, geste d’imitation qui constitue une initiation ludique et naturelle à la future vie de pêcheur.
Les méthodes de pêche utilisées sont diverses : en pirogue avec deux embarcations pour prendre le poisson en tenaille, ou encore depuis la plage, au filet, pêche que l’on nomme Taly Kuck.
Malheureusement, épuisé par l’excès de pêche, le lagon n’offre plus, à lui seul, de quoi vivre aux pêcheurs. Pris dans la spirale de la modernisation, bouleversant leurs traditions, les Vezo ont quittés les tentes du bivouac pour se sédentariser dans les villages côtiers. S’éloignant chaque jour un peu plus de leurs racines, pourront ils conjuguer encore longtemps modernisme et traditions ?

A propos de Madagascar

LES PAYSAGES

Tout aussi semblable et varié que son voisin le continent africain, Madagascar présente de surprenants paysages naturels. La région centrale, formée de hauts plateaux, abrite une agriculture où prédominent les rizières et la culture maraîchère (fruits et légumes constituant le grenier de l’île).

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Au Nord et principalement à l’Est s’ouvre ce qui reste de la forêt tropicale aujourd’hui en danger d’extinction, tandis qu’au Sud de Fianarancoa s’étend une vaste savane qui offre de multiples curiosités géologiques. Un massif formé de dômes de granit nu présente des formes évocatrices en tout genre, notamment toute sorte d’animaux. Un peu plus au Sud, des canyons et formations labyrinthiques du massif de L’Isalo rappellent les paysages du Far West américain.
Au centre de la côte Ouest on trouve les « reliefs karstiques érodés de Bemaraha » tandis qu’au Nord s’érige la réserve de l’Ankaran. Ces deux sites présentent d’immenses pointes rocheuses formant des forêts de pierres, que les Malgaches appellent Tsingy (« marcher sur la pointe des pieds »). Lire la suite