Fabrice Delannoy

Emmitouflé dans son style trekker, le regard porté vers le lointain et le pas frénétique, Fabrice Delannoy a un peu l’air d’être constamment sur le départ. Il faut dire que le bonhomme est davantage coutumier des grands espaces de l’Afrique que des salle d’expositions, quand bien même ce sont ses photos qui sont accrochées aux murs.

Enfant de la grande époque des reportages animaliers, Fabrice Delannoy a le continent noir chevillé au corps et au coeur. “ Dès l’âge de huit ans, je bassinais mes parents avec l’Afrique. Mon rêve c’était de partir au Kenya.” En attendant d’aller à la rencontre des Massai, sur les pas de Livingstone et de Darwin, il arpente les bois de la région avec un père, “chasseur mais pas viandeur”, qui lui apprend à reconnaître la faune et la flore locale. Depuis, il conjugue Afrique et Nature au présent photographique.

Mais avant de devenir photographe, “une vocation qui à mis du temps à accoucher”, Fabrice a roulé sa bosse pendant quinze ans, comme salarié. “J’ai un parcours atypique, je ne suis pas quelqu’un de très stable.” La bougeotte, encore. Ironie de l’histoire, l’artiste garde notamment le souvenir de son passage comme chef d’équipe du personnel de piste de l’aéroport de Lesquin. Dernière étape avant l’envol. Car Delannoy finit par partir pour de bon. Goûte à Madagascar - “Mada” comme il dit -. Revient. Et repart, . “C’est quelque chose d’incroyable, c’est un pays qui envoûte. Un véritable Eden.”

Passé par la photographie animalière, Fabrice Delannoy se définit à présent comme un “photographe humaniste”. “Tout ce qui est humain est mien”, dit-il, reprenant à son compte la devise chère à Willy Ronis, photographe qu’il cite comme référence de son travail, aux cotés de Yann Arthus-Bertrand et d’Henri Cartier-Bresson. “Ce qui m’interesse, c’est de parler du commun des mortels, dans une représentation poétique.” 
Et pour lui, le commun des mortels, ce sont les habitants de Madagascar. Intarrisable, il raconte le temps qu’il passe, appareil en bandoulière, à s’immerger dans les différentes tribus de l’île aux lémuriens. “Je n’aime pas la mise en scène”, explique l’artiste pour justifier les longues périodes passées aux cotés des autochtones. Pour les besoins de son dernier reportage, il a passé quatre mois sur l’île en compagnie des Vezo, pour gagner leur confiance, les connaître, afin de mieux les faire connaître, aux écoliers du quartier notamment. “Je fais ça pour les sensibiliser à d’autres cultures, créer un échange.” 
Une petite goutte dans un océan de bonnes intentions. Avant de repartir au loin, refaire une cure d’authenticité.

Sébastien Leroy, Lille on Line

Un commentaire pour “Fabrice Delannoy”

  1. Clo a écrit:

    Salut Fab,

    j’ai perdu ton nuémro de téléphone ce qui explique que je n’ai pas pu encore t’appeler pour m’excuser pour le vernissage.

    nous avons voulu venir avec Mano, mais ce soir là l’A1 était fermée, on a grave galéré, à 20h30 on était encore dans les bouchons dans Lille et comme il avait sa môme ce jour là il a préféré rentrer.

    On était pourtant bien décidé ! mais je suis vraiment désolée de pas être venue. j’espère que le vernissage s’est bien passé et que tu vas bien

    Je t’embrasse à bientôt

    clo